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Histoire et passé

Voyage dans le passé

Nous vous proposons une visite de Gambais tel que le village était au siècle dernier.

Vous découvrirez au fil de la promenade, différentes rues de Gambais, le hameau du Boulay, le château de Neuville au début du XXème siècle, un autre château moins connu et qui n'existe plus, le château de Vitry, ainsi que la maison de repos de la RATP appelé autrefois TCRP.

Les origines de notre village
GAMBAIS est situé dans la forêt Aequilina devenue Iveline, région boisée, parcourue par de nombreux cours d'eau.
Le nom de Gambais pourrait provenir de :
Gamba ou Wamba qui signifie source en germanique, ou de 2 mots d'origine gauloise :
   Cam qui voulait dire cote et de Bez qui signifiait Pointe ou Bec, à vous de choisir.

Au fil des temps, le nom a évolué en Gamapium, Wampasium, Gambez puis Gambès.
Ce n'est qu'au 13ème siècle qu'on trouve le nom sous sa forme actuelle : GAMBAIS


Le village de GAMBAIS
Situé dans l'antique forêt Yveline, Gambais était peuplé par les Carnutes, peuple celte établi entre la Loire et la Seine. Ce lieu était un lieu privilégié de la religion druidique qui tenant ses assises annuelles de Chartres à Orléans, ce qui accréditerait la légende de la butte de la Ferrière, selon laquelle " une dame blanche " (déesse ou prêtresse) protégeait Gambais des catastrophes naturelles.
Il est pratiquement certain qu'un culte druidique était célébré dans la région, un dolmen est encore visible dans la forêt au lieu-dit " les Bruyères ". Tout s'y prêtait : forêt, collines, eau ( Vesgre et ses affluents, rus, ..).

Les romains ont ensuite établi le culte de leurs dieux, il a été trouvé des vestiges (débris de poterie, fibules, pièces de monnaie) dans les bois, attestant leur présence.
Il n'est pas impossible qu'un temple païen ait existé à l'emplacement de l'église ; on élevait couramment une chapelle à la place des édifices païens.
Le christianisme s'est établi à Gambais au IV, V et VI ème siècle.
La région fut évangélisée par Saint Martin en 368 et Saint Lubin en 556.

En 768, Pépin le Bref, roi des Francs, sur son lit de mort, donne à l'abbaye de Saint Denis, le district de la forêt des Yvelines.
Ce district est limité par Rambouillet sud, Hermeray du côté de Chartres et Madrie (Mantes). Vitry et la Châtellenie de Gambais en firent partie jusqu'au XII ème siècle.
Sans document sur cette période, on peut penser que la vie s'écoulait tranquillement sous la tutelle des moines de Saint Denis.

Au X ème siècle, nous savons que Robert II le Pieux, encore jeune prince, venait souvent chasser dans la forêt, redevenue terre royale.
Par la suite, par donation royale, Gambais devint propriété des Comtes de Montfort (en 1123, Amaury de Montfort donne au prieuré Saint Laurent de Montfort l'épaule droite de tous les cerfs et biches tués dans les chasses ayant pour départ Saint Léger, Montfort, Gambais).
En 1283, un nouveau partage a lieu, à la suite du mariage de Yolande de Montfort avec un Duc de Bretagne, et Gambais revient au Duc de Bretagne.

Il est bon de préciser qu'à cette époque, le château de Gambais n'était pas le château de Neuville, mais le château Trompette, situé dans la rue du même nom.
Il s'agissait d'une motte castrale, faisant l'objet d'une ligne de défenses, établie face à la Normandie (Duguesclin y séjourna plusieurs mois pour organiser la garnison).

La citadelle Il est possible qu'au Boulay, au lieu-dit " La Citadelle ", un autre château de même type ait été construit, faisant partie de la même ligne de défenses. Le château Trompette fut incendié par les calvinistes pendant les guerres de religion. Ce n'est qu'au XVI ème siècle que Gambais redevint terre royale avec tout le comté de Montfort.

   Tour du château de Raconis
Raconis La Châtellenie de Gambais comprenait plusieurs fiefs :
Olivet désigné sous le nom de " fief de l'Estandard " passe à la famille
    de Barthomier. C'est actuellement une ferme dont les bâtiments attestent
    la grandeur.
Le Boulay appartenait à Jehan de Garancières qui le vend en 1495,
    à Pierre de Barthomier, lequel le donne au roi.
Raconis, le 1er seigneur est François Abra de Raconissu, descendant
    d'une illustre famille italienne. Protestant, converti au catholicisme,
    il combat les Jansénisteset ses anciens coreligionnaires. Conseiller d'état du roi, il avait droit de basse et moyenne justice. A la suite d'une faute, il fut envoyé en exil sur son fief de Perdreauville. Le hameau de Perdreauville, centre protestant, passa au catholicisme après la conversion, par Saint François de Salles, de la dame de Perdreauville. Tous ces fiefs disparurent dans le marquisat de Neuville, en 1683, et sont maintenant des hameaux de Gambais.
Le château de Neuville
A l'origine, le château de Neuville, tel que nous le connaissons, ne faisait pas partie de la châtellenie de Gambais. C'était une construction assez importante : Nova villa (maison nouvelle).
En 1211, Thibault de Neuville suit Simon de Montfort à la croisade contre les Albigeois.
En 1331, Jacqueline de Neuville est dame de Maintenon. Le château passa dans les mains de différentes familles, mariages, successions, ventes.
En 1601, le roi Henri IV fait donation de la Châtellenie de Gambais à son ami Joachim de Bellengreville (fils de Melchior et d'Antoinette Levasseur) d'une famille de Vimeu, en Picardie.
Cette grande bâtisse est remplacée au XIVème siècle par un château qui brûle au XVIème siècle, pendant la guerre de la ligue. Il sera reconstruit en 1756 tel qu'il est aujourd'hui, par la marquise Agnès de Revol.

On peut lire au dessus de l'entrée :

" Sous un aspect nouveau, formé de mes débris de mes maîtres chéris, l'héritière est image,
Agnès me fait renaître et m'augmente de prix"
Puissent durer ses jours, autant que son ouvrage.

MDCCLVI

Madame de Revol était la fille de Louis de Nyert, Sieur de Gambais, premier valet de chambre du Roi, et nommé Marquis de Gambais en 1725. Il était fils de Pierre Denyert, premier valet de chambre du Roi, qui avait épousé une femme de chambre de la Reine.
Madame de Revol cède le château en 1765, à Clément del Averdy, d'origine italienne, contrôleur général des finances. Sa fille Catherine, marquise de Labriffe en héritera après la révolution.
Monsieur de Laverdy fût un bienfaiteur pour Gambais, distribuant terres et jardins aux habitants, sous condition qu'ils fussent bâtis ou plantés dans les 2 ans.
Il introduisit la pomme de terre et fit lui-même toutes sortes de plantations.
C'est à lui aussi que l'on doit la construction du grenier à sel (angle des actuelles rue des Gabelles et de Laverdy), d'une halle située face à la rue de l'Enfer (aujourd'hui rue du Parc) et la création des 2 grandes voies : route des 4 piliers (avenue de Neuville) et route du Boulay (rue de l'Eglise).
Monsieur de Laverdy n'habitait plus Gambais au moment de la révolution.
Malgré cela, il fut accusé d'affamer le peuple en jetant du blé dans les douves du château.
Arrêté à son domicile parisien en octobre 1793, il passe en accusation le 14 novembre 1793.
La plupart des témoins étant en prison à Versailles, après un procès bâclé, il est exécuté le lendemain 15 novembre.
Lors du procès de Fouquier-Tinville, l'accusateur public, l'innocence de Monsieur de Laverdy fut reconnue, mais il était trop tard.
La dénonciation venait probablement de quelqu'un d'étranger à Gambais. Quelque temps après, les terres et biens confisqués furent restitués à sa fille Catherine.
Le château subit des dommages importants au cours des dernières guerres, par les armées qui s'y succédèrent.
Avec acharnement, la famille de Labriffe, releva le château de ses ruines (tournages de films, mariages, réceptions, élevage de sangliers dans les douves).
Malgré la destruction de sa toiture, la chapelle a pu conserver ses vitraux, ses grisailles seraient de l'école des peintres verriers de la région d'Anet.
Dans le parc du château, existaient des glacières enterrées (construction en pierre dont on peut imaginer l'épaisseur des murs) où l'on stockait la glace provenant des étangs environnants.

L'église
L'église et le presbytère forment le hameau de Saint-Aignan.
L'église a été construite par Robert le Pieux en 996 sur les ruines d'une petite chapelle, s'élevant à l'écart du village.
Elle aurait peut-être fait partie d'un ensemble abritant quelques religieux.
La première église était construite en pierres frustres, sans ornement, soutenue par 4 contreforts mal dégrossis.
En 1556, elle est reconstruite et agrandie pour la 1ère fois, après avoir été incendiée.
En 1606, le chœur est achevé et embelli.
La voûte en berceau représente le ciel et ses constellations (soleil, lune, étoiles) et, est soutenue par des poutres se terminant par des engoulants en forme de gueule de crocodile.
Le 1er février 1619, un achat de pierres est effectué, à prendre au lieu-dit Malassis, et, est destiné à refaire le point qui sépare la vieille église et la nouvelle et qui forme voûte à l'intérieur.
Un marché est passé le 2 juin de la même année avec Pierre ISSAC et Nicolas LEROUX, maçons au Boulay.
En 1620, à l'exception du cœur et du clocher, l'église s'effondre et, est reconstruite en l'état actuel. En 1630, le clocher est consolidé. En 1628, un marché est passé avec Gabriel LEMARCHANT, menuisier à Maule pour :
2 colonnes de 8 pieds de haut pour le maître autel
2 armoires pour le vestiaire de l'église
1 autel de menuiserie placé contre la muraille du cimetière (autel de la Vierge)
1 paire d'armoires posée au bord du dit autel
3 tablettes pour les livres
1 tabernacle de 3 pieds de haut
des lambris en bon bois de chêne (conformément au lambris de l'église de Boutigny) pour le chœur de l'église

Des vêtements sacerdotaux sont commandés à Jeanne BRUCHEMIN, femme de Jean TRAVERSY, vivant marchand brodeur, chasublier à Paris sur le pont Notre-Dame, Paroisse de Saint-Gervais, en sa maison où pour enseigne "La Corne d'Or".(ceux ci sont les termes exactes retrouvés dans les documents de l'époque).
En 1640, meurt l'abbé Cauchois qui fut à l'origine de ces travaux, une plaque dans l'église en fait mémoire.
Les seigneurs de Bellengreville, eux aussi artisans de cette réfection et amis de Henri IV, ont leur statue en marbre blanc, dans le chœur et on pense qu'ils y furent enterrés.
Le clocher n'était qu'une simple tour carrée un peu basse.
Rehaussé et consolidé en 1606, il est à nouveau rehaussé en 1622 et surmonté d'une toiture en ardoise en fer de hache.
Il n'a pas changé depuis, hormis la pendule qui a disparu. En 1630, il subit à nouveau une réfection. Eglise

Des cloches y furent installées, la première en 1607, la seconde en 1622.
Elle fut même fondue dans l'église.
En 1798, une nouvelle cloche est installée, elle se nomme Benigne.
Il lui est adjoint en 1880, une plus petite Anne Lucie Marguerite.
Le 20 pluviose, an 2 de la République a lieu ; "l'enlèvement des fleurs de lys sur la girouette du ci-devant clocher de la ci-devant église".
Le premier presbytère se trouvait dans l'enceinte du cimetière actuel.
Il comprenait une maison d'habitation et deux granges, un potager et des jardins.
En 1792, le Directoire ordonne la vente des granges du presbytère.
Le presbytère, en 1860, étant en aussi mauvais état que la maison d'école, le curé Jacques GUILLERY se plaint de son insalubrité et un nouveau presbytère est construit.
Le nouveau presbytère occupé jusqu'à sa mort par le Chanoine PAGES, dernier curé résident, a été vendu et agrandi par le nouveau propriétaire en respectant le style de la construction d'origine.
Gambais et ses moulins
Moulin Boyauville Gambais possédait 3 moulins, deux à eau sur la Vesgre, et un à vent dans la plaine.
Le moulin d'Olivet (faisant partie du fief d'Olivet) restauré pour le tournage de films, est devenu propriété privé et se nomme maintenant Moulin de Gambais.

Le deuxième moulin à eau, situé en amont sur un bras de la Vesgre, est aussi une propriété privée.

Moulin de Boyauville
Le moulin à vent de BOYAUVILLE, dont il ne reste qu'une ruine classée au milieu des champs, tournait encore entre les deux guerres et le meunier portait sa farine à Houdan.
Le grenier à sel
Llan 18 août Le grenier à sel fut créé à l'instigation de Monsieur de Laverdy, lors de la fermeture du grenier de Montfort en 1766.
Sur le plan de 1768, on peut voir le grenier à sel, situé à l'angle de la rue du Village (rue des Gabelles) et de la rue de la Paroisse (rue de Laverdy).
Le sel, qui venait de Brouage par bateau jusqu'à Mantes, était distribué entre les différents greniers de la région (Dreux, Gambais,.).
Gambais qui dépendait de l'élection et du bailliage de Montfort, ravitaillait la plupart des communes environnantes (Houdan, Bazainville, Bourdonné, Condé.).
Le dernier officier du grenier à sel fut Louis-Nicolas Gohier d'Armenon.
Né à Paris, marié à une jeune fille de La Hauteville, il fut d'abord officier dans la garde de la Dauphine Marie-Antoinette.
A la retraite, il achète la charge d'officier de la gabelle, vers 1785 et l'exercera jusqu'à la fermeture du grenier, mais n'habita jamais Gambais.
Le 30 mars 1789, la gabelle est supprimée. Le 9 novembre, un décret précise que le sel se trouvant en magasin sera vendu au prix indiqué par " La concurrence de commerce ".
Ce décret fit grande sensation en France, car le sel valant 13 sous 6 deniers la livre six mois plus tôt ne coûte plus que 7 sous la livre. En réalité, on en trouvait à 1 sou la livre.
Grenier à sel Après la fermeture du grenier à sel, les bâtiments deviennent une exploitation agricole.
En 1907, Monsieur Roullier, directeur de l'école avicole, vend à la famille des propriétaires actuels, cette maison dans laquelle est né l'abbé Venet, que beaucoup de Gambaisiens connaissent.
Jusqu'en 1920, des commerces (chapelier puis charcutier) s'installèrent au rez-de-chaussée.
Lors de travaux furent retrouvés dans la charpente des clous forgés à la main et portant la marque de l'artisan (M).

L'école d'aviculture
Poule L'élevage de la volaille a toujours été florissant dans la région.
En 1833, la vente des poulets rapportaient 150 000 francs (d'époque) par an à Gambais.
Les deux races les plus répandues sont "les poules de Faverolles" et "la poule de Houdan".
Ces dernières sont les plus recherchées pour la délicatesse de leur chair (Louis XIV s'en régalait).

Aviculture Les femmes s'occupaient de l'élevage.
Les œufs étaient couvés par des dindes et éclos vers Décembre.
Les pertes étaient importantes à cause du froid et de l'humidité.
Pour y remédier, les premières couveuses et éleveuses artificielles firent leur apparition grâce à l'école d'aviculture.
Implantée en plein centre de Gambais de 1884 jusqu'en 1940 environ, elle s'étendait entre la rue de Laverdy et la rue du Château Trompette et entourait l'ancien grenier à sel.

Aviculture Après la dernière guerre, la race de Houdan faillit disparaître mais dernièrement, grâce à quelques éleveurs, elle revient au goût du jour.
Rappelons que sa chair n'est pas bonne rôtie, mais très délicate bien cuisinée.

Galerie de cartes postales de l'école d'aviculture de Gambais provenant de la collection de Mme Cécile MARIE
Cliquez sur les images pour les agrandir















La Mairie et la Poste
La Mairie vers 1920
La Mairie vers 1920
Les communes furent instaurées à la révolution.
Jusqu'à cette date, les paroisses tenaient les registres d'état civil.
Aucune trace de "maison communale" n'a pu être retrouvée.
En 1835, on retrouve un projet de construction d'une mairie, située sur l'avenue de Neuville (propriété du château) jouxtant le jardin de la maison du cadran, sans doute à l'emplacement de la halle.
Monsieur de la Briffe s'opposant au projet, proposa un terrain qui lui appartenait et situé en face de "la Mare des Fosses", sur la route de Gambais à Maulette.
Ce projet fut abandonné.
La mairie aujourd'hui
La mairie aujourd'hui
En 1886, la Mairie est installée dans les dépendances de la maison d'école, (les 2 granges situées sur la façade).
Lorsque les écoles prennent possession, en 1904, des bâtiments neufs dans la cour, la Mairie s'agrandit.
Dernièrement l'intérieur de la Mairie a été remanié pour permettre un travail plus rationnel.
En 1885, Gambais obtient l'autorisation d'avoir un bureau de Poste et de Télégraphe, et le premier bureau fut installé en 1887, dans les locaux du bâtiment Mairie-Ecole.
La poste En 1911, la Poste s'installe dans la maison faisant angle de la rue de Laverdy et de la rue de l'Enfer, rebaptisée à l'époque, rue de la Poste, actuellement rue du Parc.
Transférée provisoirement au 5 rue de Laverdy, bientôt les habitants se plaignent de l'exiguïté des lieux.
Les travaux rendus nécessaires étant d'un coût trop élevé, la Poste sera définitivement installée dans les années 1930, rue de Goupigny, angle de la rue du Parc.
En juillet 1930, certains abonnés au téléphone demandent l'ouverture de ce dernier jusqu'à 21h00. Après discussion, le receveur des Postes accepte.
En décembre 1932, une installation automatique desservira le réseau de la commune, le service des abonnés sera donc assuré jour et nuit.

Monument aux morts de Gambais
La génération « 14-18 » n’est plus là et pourtant rares sont les familles qui n’en conservent pas le souvenir. Mobilisés, blessés, disparus, prisonniers, handicapés, morts, les années de conflit ont semé la tristesse dans beaucoup de foyers.
Mais le temps a passé et aujourd’hui… Lire la suite PDF